Image de nos jeunes - SCANDALEUX -

Actualité  Les invités du Point  Jean-Paul Brighelli

Brighelli - En médecine aussi, le niveau baisse !

Grâce à la reconnaissance automatique des diplômes, l'Europe nous envoie de jeunes médecins au niveau inquiétant. Et si demain c'était le vôtre ?

PAR JEAN-PAUL BRIGHELLI

Modifié le 11/02/2017 à 11:49 - Publié le 11/02/2017 à 09:07 | Le Point.fr

 

Des étudiants de 2e année de médecine à Poitiers. L'examen de fin de 1re année a un taux de 85 % d'échec. Certains décident de passer outre et d'étudier à l'étranger. © GUILLAUME SOUVANT / AFP

 

Le Quotidien du médecin du 2 février dernier consacre un dossier au problème des « internes incompétents » – un scandale, d'après cette publication réservée aux praticiens en exercice. Un scandale d'autant plus monstrueux qu'à l'horizon 2025, quand les derniers médecins venus du baby-boom auront pris leur retraite, il ne restera en France, pour exercer dans les déserts médicaux – partout en dehors des très grandes villes où les CHU veillent encore à la qualité du recrutement – que ces médecins du second rayon. Parfois des étrangers non francophones, ce qui ne facilite pas vraiment l'examen clinique, mais le plus souvent des Français formés à l'étranger (je ne saurais trop vous recommander les universités roumaines de Cluj et de Iasi, véritables usines à former des morticoles) ou ailleurs.

Suspendus, puis réintégrés

Surtout, ne pas croire que le problème est récent. Il y a un an déjà, le même quotidien titrait : « Les autorités hospitalo-universitaires s'alarment du nombre croissant d'internes incompétents », soupçonnant que les aptitudes des étudiants formés hors de France laissaient à désirer : huit internes venaient d'être suspendus pour suivre un stage de remise à niveau. Mais alors, tout va bien ? Vous êtes naïfs : « les huit internes concernés ont été réintégrés dans le cursus », et « l'agence régionale de santé d'Île-de-France n'a pas souhaité reconduire ces stages, redoutant de s'exposer au recours d'un étudiant concerné ». Parce qu'en soi, un tel stage est illégal : ils sont internes, et n'ont plus à démontrer leurs capacités. Désormais, ils peuvent entonner le refrain des médecins moliéresques :

« Clysterium donare,

Postea seignare,

Ensuitta purgare ».

Pour la petite histoire, qui sera demain la vôtre, c'est ainsi que Molière, à dix ans, a vu les médecins de son temps tuer littéralement sa mère.

Pour soigner votre grippe dans cinq ans, il ne restera personne

Résumons. Après avoir passé l'internat, les étudiants passent depuis 2004 les ECN (épreuves classantes nationales) qui n'est pas un examen (tout le monde est admis par principe), mais une méthode de classement : en fonction du rang, les étudiants peuvent choisir parmi toutes les places disponibles dans les diverses spécialités, les derniers classés prenant ce qu'il reste, quelque part dans une France profondément périphérique. Vous pouvez aussi bien choisir de rendre copie blanche, vous serez classé quand même.

À noter que près d'un millier d'étudiants chaque année préfèrent redoubler plutôt que d'être versés en médecine générale – spécialité qu'ils jugent peu rémunératrice. Cette désaffection de la médecine de proximité donne une idée de ce qui attend les retraités de demain dans des communes plus ou moins rurales ou dans des tissus urbains défavorisés. Pour soigner votre grippe dans cinq ans, il ne restera personne. Alors quand on sait que celle de cette année a déjà provoqué, au 25 janvier, une surmortalité de 8 100 personnes.

Et cela concerne du monde, figurez-vous. Supposons pour le moment, et pour la beauté du raisonnement que tous les internes français sont excellents. Les internes formés ailleurs qu'en France étaient 227 en 2014, 296 en 2015 et 419 en 2016. Or, selon deux études menées par La Presse médicale, « les candidats à diplôme européen ont eu des notes assez catastrophiques aux ECN, avec une note moyenne par dossier de 18 à 36 sur 100 ». En 2014 et 2015, moins de 10 % atteignaient la moyenne générale de 500 points sur 1 000. Et 1 % (environ 80 d'entre eux) avaient une note inférieure à 250. Bonne chance à celles et ceux dont ils seront les médecins.

 Ne faudrait-il pas remettre en cause la formation, si celle-ci n’est pas optimale, au lieu d’accabler les internes ? 

La conférence des doyens de médecine, soutenue par l'Ordre des médecins, propose donc la mise en place d'un certificat de compétence clinique (CCC) préalable aux ECS – exigible pour les étudiants inscrits en France et issus des autres pays européens. Ces grands patrons ont même alerté Harlem Désir, le très utile secrétaire d'État chargé des Affaires européennes – qui n'a pas donné suite. Parions que Bruxelles, qui veille à l'égalité des traitements pour tous ses ressortissants, s'en émouvra bientôt. D'autant que les procédures judiciaires pendent au nez de ceux qui voudraient instaurer un tel contrôle en amont : l'Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) estime que le portfolio national qui serait ainsi mis en place « ne doit pas être sanctionnant ». Et Olivier Le Pennetier, président de l'Inter-Syndicat national des internes (Isni) prévient : « Il est difficile de parler de redoublement ou de réorientation. Nous serons attentifs aux propositions. »

Mais ce garçon lève un lièvre de belle taille : « Ne faudrait-il pas remettre en cause la formation, si celle-ci n'est pas optimale, au lieu d'accabler les internes ? »

Depuis qu'un numerus clausus, essentiellement destiné à protéger la profession, a été mis en place dans les années 1990, créant ainsi une sélection à bac + 1, le nombre de futurs médecins a stagné (il y a eu un très léger desserrement dudit numerus clausus récemment – bien trop tard). Cette sélection, basée sur des matières requérant un bachotage intensif pour un résultat médiocre, et qui a fait la fortune de diverses officines proposant une formation supposée de qualité, envoie dans le mur 85 % des inscrits (qui ont le droit de se réinscrire une fois, et c'est tout).

Dans le mur ou, justement, à l'étranger. Nombre de pays européens sont ravis de recevoir chez eux, pour plusieurs années, des petits Français à fort pouvoir d'achat, qu'ils qualifieront selon leurs critères, et qu'ils renverront, frais émoulus de leurs universités, dans nos hôpitaux. Rappelez-vous bien : seuls 10 % d'entre eux ont un niveau satisfaisant. Les autres vous tueront. Ils vous tueront d'autant plus que la France, en vieillissant, entre massivement dans la zone dangereuse, là où il n'est pas recommandé de confondre une constipation sévère et une occlusion intestinale due à une tumeur. Ou le vacillement d'une ivresse avec les symptômes d'une hémorragie cérébrale.

Article Du Quotidien du Médecin

Voici l'article du Quotidien du Médecin sur lequel Mr Jean-Paul Brighelli se base. Il n'a aucune compétence et se permet de juger. Honteux!!!

Il faut dire que parce que je ne suis pas médecin, je ne peux pas exprimer mon opinion dans leur magazine...

Inquiétude autour du niveau des médecins en formation Internes incompétents : le scandale

Christophe Gattuso
| 02.02.2017
 
Le nombre de nouveaux internes formés en Union européenne et dont le niveau de compétence laisse à désirer – 10 % seulement ont eu la moyenne aux ECN – augmente chaque année. Des chefs de service et des doyens tirent la sonnette d'alarme mais le ministère de la Santé est aux abonnés absents.
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Crédit Photo : SEBASTIEN TOUBONZoom

Il y a un an déjà, les autorités hospitalo-universitaires s'alarmaient du nombre croissant d'internes incompétents (« le Quotidien » du 14 janvier 2016).

Huit internes de médecine générale d'Île France ayant entamé leur cursus dans un autre pays de l'Union européenne et ayant ensuite passé les ECN en France avaient même été suspendus et placés dans un stage en surnombre de remise à niveau dans des services parisiens.

Un an plus tard, la situation reste problématique. Les huit internes concernés ont été réintégrés dans le cursus. « En l'absence d'instruction du ministère de la Santé, l'agence régionale de santé d'Ile-de-France n'a pas souhaité reconduire ces stages qui n'étaient pas prévus par la réglementation, redoutant de s'exposer au recours d'un étudiant concerné », nous apprend la coordination francilienne des départements de médecine générale. À l’origine de l'alerte, le Pr Philippe Jaury, a depuis démissionné de son poste de coordinateur du DES de médecine générale en Ile-de-France, dénonçant le statu quo« La situation est catastrophique, je suis amer, nous n'avons pas été soutenus, le ministère de la Santé m'a envoyé promener, on m'a accusé d'être allé trop loin », nous confie-t-il.  

Notes catastrophiques aux ECN

Chaque année pourtant, davantage d'internes ayant démarré leur cursus en Union européenne prennent un poste d'interne en France. Ils étaient 227 en 2014, 296 en 2015 et 419 en 2016 ! Or, selon les résultats de deux études menées par « la Presse médicale », « les candidats à diplôme européen ont eu des notes assez catastrophiques aux ECN, avec une note moyenne par dossier de 18 à 36 sur 100 ». En 2014 et 2015, moins de 10 % atteignaient la moyenne générale de 500 points sur 1 000, relate la revue.

« Cette situation est connue depuis plusieurs années mais les alertes successives n'ont conduit à aucune mesure corrective », s'insurge aussi le Pr Jean Doucet, responsable du service de médecine interne au CHU de Rouen, pour qui il devient urgent de repenser l'admission en 3e cycle des études médicales. L'ancien directeur adjoint de la pédagogie à la faculté de Seine-Maritime réclame l'instauration d'une note seuil aux ECN et d'une épreuve de langue« Dans aucune autre discipline, on accepterait qu'un professionnel soit retenu avec 10 sur 1 000 à un examen ». Les ECN ont en effet ceci de particulier qu'un candidat qui rendrait copie blanche à l'ensemble des épreuves serait tout de même classé et autorisé à devenir médecin…

Une plaie pour les petits hôpitaux 

Certains services d'hôpitaux périphériques, choisis en dernier par les internes, pâtissent de ce laxisme. Cela avait été le cas de Villeneuve-Saint-Georges, il y a un an. Le Dr Marie-Odile Lemaître, en médecine interne à Juvisy (Essonne), en a également été témoin. Elle a dû invalider au semestre dernier quatre des huit internes de son service, qui venaient des facs roumaines de Cluj et Iasi ! « C'était une véritable catastrophe, ces gens avaient à peine le niveau d'un externe, ils ne savaient pas examiner un patient. » Mais l'ARS ayant abandonné les stages de remise à niveau, le médecin a dû garder ces internes dans son service jusqu'au bout… « Ils étaient plus un poids pour le service qu'une aide ».

Le médecin a même accueilli en stage un interne italien qui avait passé les ECN, et ne savait pas parler français. Il est reparti au bout de deux mois. « Penser que ces internes seront un jour médecin avec un diplôme français me fait peur », poursuit le Dr Lemaître. Elle regrette l'inertie des tutelles alors qu'il y a, selon elle, une urgence de santé publique : « Tout le monde parle de ce problème mais personne ne bouge, les autorités ne veulent pas que ça se sache. »

Le Pr Jean-François Bergmann, chef du service de médecine interne à Lariboisière, qui avait accueilli l'an dernier un interne en stage de remise à niveau, regrette lui aussi cet attentisme. « Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut une évolution pour limiter la capacité à s'inscrire aux ECN ou tester la connaissance de la langue. »

Faut-il y voir un signe ? Il y a quelques semaines, les doyens ont réclamé que la validation d'un certificat de compétence clinique (CCC) aux fonctions d'interne soit adossé aux épreuves classantes nationales (lire ci-contre).

Le ministère incompétent

L'Ordre des médecins soutient l'initiative des doyens. « L'université doit être capable de certifier la compétence des diplômes qu'elle fournit, confie son président le Dr Patrick Bouet. Aujourd'hui, il y a une différence entre l'acquisition des connaissances et l'acquisition des compétences. »

Même les étudiants et internes sont prêts à cette évolution. « Pour rentrer dans le 3e cycle, tous les internes devraient passer le CCC. Ce certificat démontrerait que les candidats ont le niveau suffisant pour occuper un poste d'internat », explique Quentin Hennion-Imbault, vice-président de l'ANEMF chargé des études médicales.

Malgré les alertes, les pouvoirs publics ne bougent pas. Contactée par « le Quotidien », la Fédération hospitalière de France (FHF) n'a pas répondu sur ce sujet sensible. Le ministère de la Santé se réfugie derrière Bruxelles. « Tout étudiant qui a validé son deuxième cycle des études médicales dans un état membre de l’UE peut accéder au 3e cycle dans un autre état membre de l’UE », nous indique-t-on. Autrement dit, circulez, il n'y a rien à voir.

Reportage sur Cluj sur France 5

Bonjour à tous,
Information Importante:
 
FRANCE 5 (Morgane Belloir) a réalisé un reportage sur les étudiants de Cluj: leur vie, leurs loisirs mais aussi les barrières qui leur sont dressées pour l'exercice de leur passion en France.
La série documentaire, répartie en 5 épisodes, sur les étudiants français de Cluj sera diffusée du 21 au 25 novembre sur France 5, à la fin du Magazine de la Santé donc vers 14h10, ces épisodes sont appelés In Vivo.
Les événements de Mars 2015 seront évoqués le Jeudi 24.
Ces émissions seront disponibles en Replay de France 5 sept jours après...
Faites passer ce message car il faut que le plus grand nombre de personnes voient ce reportage et comprennent la vie de tous ces jeunes qui veulent exercer un métier passion et non pas comme beaucoup le disent ou le pensent: contourner le Numerus Clausus.
Il est temps que le gouvernement actuel ou futur réalise la richesse de ces jeunes et l'opportunité qui est offerte à la CPAM de pouvoir avoir des médecins de qualité en plus alors que la France en manque...
Merci à tous.
Remi Baudin

Part des détenteurs d'un diplôme étranger chez les médecins et Dentistes en France

Les médecins en France par spécialité en 2015

Les médecins en France et pyramide des âges

D'où viennent nos médecins en France

Etudes de médecine par A.B. le 07-07-2016Réagissez

Un médecin sur 10 a été formé à l'étranger

 

En France, un médecin sur 10 possède un diplôme obtenu à l'étranger. Une proportion en nette augmentation depuis 10 ans. Aujourd'hui, un quart des nouveaux inscrits à l'Ordre a été formé dans un autre pays.

 

Pour ce portrait 2016 des professionnels de santé, la Drees s'est appuyée sur les données du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS). Selon ces chiffres, environ 21 800 médecins actifs inscrits à l’Ordre ont obtenu leur diplôme à l’étranger. Cela représente 10 % de l’ensemble des médecins.

Après avoir connu un creux au début des années 2000, les effectifs annuels de nouveaux médecins ayant obtenu leur diplôme à l’étranger sont nettement repartis à la hausse depuis 2007-2008 : ils représentent désormais le quart des nouvelles inscriptions à l’Ordre. Ces trois dernières années, environ un tiers d’entre eux avaient la nationalité française. Il s'agit, constate la Dress, de Français qui ont choisi d'étudier à l'étranger. Dans 29% des cas, les médecins ont étudié en Europe de l'Est, 28% en Europe de l'Ouest et 25% au Maghreb.

En 2015, les médecins diplômés à l’étranger sont davantage représentés chez les spécialistes (14 %) que chez les omnipraticiens (5 %). Ils exercent moins souvent en libéral (42 % sont libéraux ou mixtes, contre 59 % pour l’ensemble des médecins).

La Drees relève que la proportion de médecins diplômés à l'étranger en France est inférieure à celle des pays de l’OCDE. Cette proportion est par exemple nettement plus élevée au Royaume-Uni, aux États-Unis ou au Canada. La France compte néanmoins plus de diplômés à l'étranger que l’Allemagne ou les Pays-Bas (OCDE, 2015).

Concernant les autres professions de santé, 2 600 dentistes diplômés à l’étranger (6 % de l’ensemble) exercent en France, 2 000 pharmaciens (à peine 3 % de l’ensemble2) et 1 400 sages-femmes (6 % du total).

Pour les chirurgiens-dentistes, la part des nouveaux inscrits titulaires d’un diplôme étranger connaît un essor très significatif depuis une quinzaine d’années, elle atteint aujourd’hui pratiquement un tiers. Au cours des trois dernières années, moins d’un sur huit avait la nationalité française.

Le site de l'APEFE Dr Margaux continue

Bonjour et Merci à tous pour votre Support.

Grâce aux efforts de l'hébergeur de ce site SimpleSite  ce site qui est très utile à tous ces jeunes étudiants et à vous tous.

Vous pouvez également nous suivre sur facebook : ( https://www.facebook.com/dr.margaux/ )

ainsi qu'une page :https://www.facebook.com/docteur.margaux

où nous pouvons tous dialoguer. N'hesitez pas à nous rejoindre de nombreux étudiants de Cluj l'ont déjà fait (des filières Médecine, Pharmacie, Dentaire, Vétérinaires, etc) ainsi que des parents, des médecins et même des professeurs....

Que vous soyez en 1ère Année comme en 6ème Année ou voir même en Internat, notre force est notre solidarité.